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pour suivre mon cheminement,
par le "CAMINO FRANCES" 
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dans la liste ci-dessous :

Le 1er jour :
Monfort/Habas
Le 2ème jour :
Habas/Sauveterre
Le 3ème jour :
Sauveterre/ Saint-Palais
Le 4ème jour :
Saint-Palais/Ostabat
Le 5ème jour :
Ostabat
Le 6ème jour :
Ostabat/Bussunarits
Le 7ème jour :
Bussunarits/St-J-Pied-de-Port
Le 8ème jour :
St-Jean-Pied-de-Port/Hunto
Le 9ème jour :
Hunto/Roncevaux
Le10ème :
Roncesvalles/Viscaret
Le 11ème jour :
Viscaret/Zubiri
Le 12ème jour :
Zubiri/Pamplona
Le 13ème jour :
Pamplona/Uterga
Le 14ème jour :
Uterga/Lorca
Le 15ème jour :
Lorca/Estella
Le 16ème jour :
Estella/Villamayor
Le 17ème jour :
Villamayor/Los Arcos
Le 18ème jour :
Los Arcos/Viana
Le 19ème jour :
Viana/Navarrete
Le 20ème jour :
Navarrete/Najera
Le 21ème jour :
Najera/Santo Domingo
Le 22ème jour :
Santo Domingo/Belorado
Le 23ème jour :
Belorado/S-Juan-de-Ortega
Le 24ème jour :
S-Juan-de-Ortega/Burgos
Le 25ème jour :
Burgos/Hornillos
Le 26ème jour :
Hornillos/Castrojeriz
Le 27ème jour :
Castrojeriz/Boadilla
Le 28ème jour :
Boadilla/Carrion
Le 29ème jour :
Carrion/Calzadilla de la C.
Le 30ème jour :
Calzadilla/Sahagun
Le 31ème jour :
Sahagun/Calzadilla de los H.
Le 32ème jour :
Calzadilla/Mansillas
Le 33ème jour :
Mansillas/Leon
Le 34ème jour :
Leon/Villar de Mazarife
Le 35ème jour :
Villar de M./Hospital de Orbigo
Le 36ème jour :
Hospital de Orbigo
Le 37ème jour :
Hospital de Orbigo/Astorga
Le 38ème jour :
Astorga/Rabanal
Le 39ème jour :
Rabanal/Riego de Ambros
Le 40ème jour :
Riego/Cacabellos
Le 41ème jour :
Cacabellos/Vega de Valcarce
Le 42ème jour :
Vega/Hospital da Condesa
Le 43ème jour :
Hospital da Condesa/Triacastela
Le 44ème jour :
Triacastela/Sarria
Le 45ème jour :
Sarria/Portomarin
Le 46ème jour :
Portomarin/Palas de Rei
Le 47ème jour :
Palas de Rei/Ribadiso de Baixa
Le 48ème jour :
Ribadiso de Baixa/Santa Irene
Le 49ème jour :
Santa Irene/Santiago
Le 49ème jour (suite) :
Santiago de Compostelle
Le 50ème jour :
SANTIAGO DE COMPOSTELLA
Le 51ème jour :
Santiago/Negrera
Le 52ème jour :
Negrera/Olveiroa
Le 53ème jour :
Olveiroa/Finisterra

 

Et vous ?? d'où venez-vous ??

 

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Mes coups de coeur

Mercredi 6 avril 2005 3 06 /04 /2005 22:23

Il y a toujours au fond d'un tiroir, un souvenir qui traîne...

Une photo, un livre ou une lettre...

Moi, j'y ai trouvé une plume... une plume de goéland, qui s'écrit en camaïeu pour passer du noir au blanc...

Une plume de goéland, qui me ramène à Jonathan...

 

 

"Les Goélands" - aquarelle Martine Réau-Gensollen

 

"C'était le matin et l'or d'un soleil tout neuf tremblait sur les rides d'une mer paisible..."

 

Ainsi commence  l'histoire de :

"Jonathan Livingstone Le Goéland"

de Richard BACH.

 

Je ne sais plus si le film m'avait donné envie de lire le livre ou si le livre m'avait engagée à aller voir le film, je sais seulement que l'un comme l'autre m'avait transportée... l'un par de sublimes images et la divine musique de Neil Diamond, l'autre par sa philosophie initiatique si proche de celle du "Petit Prince" de Saint-Exupéry...

 

Je l'ai relu...  et je n'ai même pas eu besoin de la plume comme marque-page car une seule nuit m'a suffit pour replonger dans les délices et les subtilités du vol en piqué, du vol de nuit, du vol vers son destin...

 

Il est d'ailleurs étonnant que "Jonathan..." et  "Le Petit Prince"  aient été écrits par deux hommes dont la passion était de voler...

 

Ce livre est un petit bijou, à lire et à relire... et à mettre entre toutes les mains !

 

--------------------------------------------------------------------------------------

"La seule loi digne de ce nom est celle qui montre le chemin de la liberté, dit Jonathan."

Richard Bach (extrait de : Jonathan Livingston le Goéland)

 

"Le goéland qui voit le plus loin vole le plus haut..."

Richard Bach (extrait de : Jonathan Livingstone le goéland)

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Mes coups de coeur
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Jeudi 7 avril 2005 4 07 /04 /2005 22:10

 "La Ceinture" - Ahmed Abodehman

chez Folio (Paru également chez Gallimard 2001)

 

 

 

 

Ahmed Abodehman est né en 1949  en Arabie Saoudite, dans un petit village des hautes montagnes de l’Assir… il appartient à la tribu des Kahtanis, mais il est remarquable pour tout autre chose. Après avoir fait ses études à Riyad, il choisit de les poursuivre en France, lui qui ne parle pas Français, parce que c’est le pays d’Aragon et de Prévert, qu’il admire tant. Et c’ est en Français qu’il choisira d’écrire son premier roman, La Ceinture, paru chez Gallimard en 2001.

La Ceinture c’est une histoire vraie qui pourrait être un conte poétique, ou philosophique, sur les racines culturelles, l’intégration … Cela se passe dans la ville d’Alkhalaf où les enfants naissent imprégnés de musique et de poésie, où personne ne fait rien sans chanter…

 

 

 

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"Le Minaret" - Aquarelle Martine Réau-Gensollen

" Nous sommes, écrit Ahmed Abodehman, la seule tribu au monde qui descende du ciel. Le ciel fait partie des montagnes. Chez nous la pluie ne tombe pas, elle monte. "

"Ma mère m'a raconté qu'à ses origines notre village était une chanson, qu'il était unique comme le soleil et la lune. Les mots auxquels les gens donnent une dimension poétique s'envolent tels des papillons ; certains, plus colorés et plus beaux, le font avec plus de légèreté. Et comme notre village est sûrement le plus proche du ciel, ces mots poétiques y trouvent le meilleur endroit pour se montrer et illuminer la terre. « Nous sommes tous des poèmes, disait ma mère, les arbres, les plantes, les fleurs, les rochers, l'eau... Si tu écoutes bien les choses, tu peux les entendre chanter. »

Voici comment Ahmed Abodehman se présentait, lui-même :

 

"Je suis Ahmed ben Saad ben Mohammed ben Mouid ben Zafir ben Sultan ben Oad ben Mohammed ben Massaed ben Matar ben Chain ben Khalaf ben Yaala ben Homaid ben Chaghb ben Bichr ben Harb ben Djanb ben Saad ben Kahtan ben Amir. J'aurais dû m'arrêter à Kahtan, comme le font tous les Kahtanis qui prétendent appartenir à la tribu la plus noble d'Arabie, et probablement celle qui est à l'origine de tout ce qui est arabe. Mais comme certains Kahtanis ajoutent souvent Amir pour ancêtre originel, l'Adam de la tribu en quelque sorte, je l'ai fait aussi, préférant descendre d'Adam que de Kahtan ! […]

[…] Mais je suis là, parmi vous, à Paris, à l'aube de l'an 2000 ! Quelle aventure pour moi qui ne connais pas même ma date de naissance ! Sans doute ne me voyez-vous pas, car je m'efforce d'être comme vous, gris, indifférent, pourtant je porte en moi mon village comme un feu inépuisable. À Paris, les premiers temps, je disais bonjour à tout le monde, même dans le métro, et lorsque j'ai vu que personne ne me répondait, j'ai continué à le dire mais à voix si basse qu'on ne pouvait plus m'entendre. Je voulais tout partager, comme dans ce train qui m'emmena un jour à Besançon. J'avais acheté par erreur un sandwich au jambon pensant qu'il s'agissait d'un gâteau. J'ai proposé à mon voisin de compartiment de partager ce « gâteau ». II m'a demandé si j'étais musulman, j'ai répondu oui. Alors il m'a expliqué que c'était du pain et du porc, tout en continuant à manger, sans même m'en proposer, des dattes auxquelles je rêvais de goûter !

 

A la fin de mes études à Riad, je pouvais poursuivre mon cursus universitaire aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne ou en France. Et c'est le pays d'Éluard, d'Aragon et de Prévert que l'ai choisi. Ceci explique sans doute que j'aie écrit mon village en français et que je sois ainsi le premier écrivain de tous les pays de la Péninsule arabique à écrire dans cette langue, ce qui, j'en suis sûr, séduira certains Français et déplaira à certains Arabes !

Écrire pour moi signifie à la fois partager et réinventer le monde. C'est à Paris que j'ai pu voir mon pays et mon village, car là-bas je n'étais qu'un poète. Paris m'a permis d'être un homme à part entière, ce qui est le sens réel de la modernité, tandis que la tribu me considère encore aujourd'hui comme une petite cellule dans son grand corps, une cellule noire aux yeux de certains membres de la tribu, parce que j'ai épousé une étrangère, en l'occurrence une Française. Je les comprends et j'écris pour leur dire que d'autres me comprennent, nous comprennent beaucoup plus que nous-mêmes."

Lorsque j’avais assisté à l’interview qu’il donnait  à l’occasion de la sortie de son livre, j’avais été frappée par la grande « gentillesse » qui émanait de lui… et il n’y a rien  de mièvre dans cette expression… il m’avait paru d’une grande humanité… et j’ai couru acheter son livre… Je l’ai tant aimé, lu et relu, que maintenant  les pages en sont un peu froissées… mais je lui ai donné une jaquette en cuir de Cordoue… il est là… posé sur ma table de nuit.

 

Lisez- le, il enchantera vos insomnies…

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Mes coups de coeur
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Lundi 18 juillet 2005 1 18 /07 /2005 17:42

John l'Enfer

Ce livre là, je l'avais acheté en version "Livre de Poche", dans un hall de gare, sans vraiment faire attention ni au titre, ni à l'auteur (Didier Decoin)...

 

 

J'avais été attirée par l'image sur la première de couverture. Un indien partait à l'assaut d'un gratte ciel de New York. Je pensais " un indien" parce qu'il en avait le profil et portait les cheveux longs.... et je pensais "New-York" à cause des gratte-ciel justement....

Cet achat anodin devait bouleverser ma vie sentimentale... enfin, du moins la perception que j'avais  à cette époque de ce que je souhaitais trouver au bout de mon attente sentimentale...


L'histoire elle-même, bien que superbement écrite, ne fut pas le plus important pour moi. Je veux dire par là, qu'aujourd'hui, après tant d'années (je ne l'ai jamais relue) elle m'avait laissé un goût de miel, de cannelle et d'épices charnus, et dans mon souvenir flotte encore une odeur de bois tenace et de goudron parfois balayée par des effluves iodées venues du large.

Et puis aussi m'est restée cette impression de douceur....

Oui, je n'ai retenu que la délicatesse avec laquelle John va calfater sa maison de bois, une des dernières rescapées parmi les premières construites sur l'Ile de Manhattan.... Un calfat fait de goudron et d'épices, et pour que ces notes subtiles viennent flatter l'odorat de la femme à qui il va livrer son coeur, il enfume sa maison pour en exhaler l'odeur. L'odeur, on le sait, est un des sens qui tend à se développer davantage chez les personnes qui ont perdu la vue.

Cette femme là a elle aussi perdu la vue.... Quel subtil sentiment de vouloir toucher la personne que l'on aime en prenant le seul chemin susceptible de l'atteindre....

 

Résumé :

Triomphante, folle de ses richesses, de sa démesure et de ses rêves, New York se délabre pourtant, rongée de l'inté-rieur. John L'Enfer, le Cheyenne insensible au vertige, s'en .rend bien compte du haut des gratte-ciel dont il lave les vitres. Il reconnaît, malgré les lumières scintillantes des quar-tiers de luxe, malgré l'opacité du béton des ghettos de misère, les signes avant-coureurs de la chute de la plus étonnante ville du monde : des immeubles sont laissés à l'abandon, des maisons tombent en poussière, des chiens s'enfuient vers les montagnes proches...
Devenu, chômeur, l'Indien rencontre deux compagnons d'er-rance : Dorothy Kayne, jeune sociologue qu'un accident a rendue momentanément aveugle, et qu'effraie cette nuit sou-daine ; et Ashton Mysha, juif hanté par sa Pologne natale, qui vit ici son ultime exil.
Trois destins se croisent ainsi dans New York l'orgueilleuse, New York dont seul John L'Enfer pressent l'agonie. Trois amours se font et se défont dans ce roman de l'attirance et de la répulsion, de l'opulence et du dénuement.
Abraham de Brooklyn chantait la naissance de New York. Avec John L'Enfer, voici venu le temps de l'apocalypse.
L'apocalypse possible dès aujourd'hui d'une cité fascinante et secrète, peuplée de dieux ébranlés et d'épaves qui survivent comme elles peuvent dans le fracas et les passions. (Source : le Livre de Poche)


J'ai bien envie de relire John l'Enfer.

Incidemment, j'ai su plus tard que Didier Decoin, son auteur, avait obtenu avec ce roman le Prix Goncourt 1977... comme quoi on véhicule encore une fois trop d'idées bateaux comme celle de mépriser sans raison les "romans de halls de gare"...

 
Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Mes coups de coeur
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Jeudi 11 août 2005 4 11 /08 /2005 16:35

Le Net est une fenêtre magique ouverte sur le monde...

Etre privé de cette formidable opportunité parce qu'on est malvoyant est totalement injuste... C'est pourtant un fait, il reste beaucoup à faire dans la conception des sites, officiels ou privés, pour les rendre accessibles à tous !

formes et couleurs en 3D - croquis aux crayons de couleurs
martine réau-gensollen (tous droits réservés)

Il faut savoir :

- qu'1 personne sur 1 000 est atteinte de cécité,

- 1 personne sur 100 est concernée par la malvoyance,

- enfin 1 personne sur 2 a des problèmes de vue...

C'est en tenant compte de ces informations que lorsque j'ai créé mon blog en mars dernier j'ai choisi un design sans fioritures, des caractères de taille médium et des couleurs bien visibles mais non agressives dans le but de rendre cet espace parfaitement lisible et agréable à l'oeil. La toile de fond, unie et d'une couleur atténuée a été choisie dans le même esprit...

Amis malvoyants, qui passez ici par hasard ou par habitude, sachez que c'est aussi en pensant à vous que j'ai conçu ce blog. Même si cette aide est modeste... que cette visite soit pour vous un plaisir et si c'est le cas... dites le moi !

Des efforts sont faits dans plusieurs pays européens pour faire du Web un outil de lutte contre l'exclusion due à ce type de handicap... Pour en savoir plus, une adresse utile :

 

http://braillenet.org/

 

 

j'ai écrit cet article hier... aujourd'hui (12 Août 2005) je reçois ce mail qui me conforte dans l'idée que toute initiative, même mineure, est une pierre de plus pour construire l'édifice !

Bonjour,


Merci de votre initiative et tous nos voeux de succès à votre blog.
Cordialement,
Dominique Burger
Président de l'association Braillenet

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Mes coups de coeur
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Samedi 3 décembre 2005 6 03 /12 /2005 17:39
C'est un petit traité dont le titre modeste ne donne pas vraiment une idée de la largesse d'esprit de celui qui l'a écrit et de la vision du monde que ses quelques années de marche et de rencontres ont gravé dans son coeur....



Du coeur j'ai envie de dire que Sylvain TESSON    en a, mais il a aussi beaucoup de clairvoyance... celle qui permet de comprendre qu'il ne suffit pas d'avoir une barbe blanche et fournie pour être sage...

C'est un livre que je vous conseille vivement...  beaucoup plus profond que ce que sa jaquette un peu racoleusement commerciale pourrait laisser supposer.

"Petit traité" sur l'immensité du monde"
par Sylvain Tesson

extraits :

...Jusqu'à un certain jour où le ciel s'embrunit, je voyageais pour rencontrer les Hommes. A ceux qui demandaient une raison à mes brusques départs, je décrivais l'humanisme -cet élan sentimental qui nous porte vers nos semblables- comme présidant à tout élan vagabond. J'ajoutais que c'était pour étancher ma soif de l'Autre que je me lançais dans de longues échappées. Mes interlocuteurs se montraient ravis de ces réponses : la référence à l'humanisme est le meilleur moyen d'endormir une conversation. On m'avait enseigné que l'Homme occupait le sommet de la pyramide du Vivant. Mais l'édifice s'est écroulé et je me méfie à présent de lui comme d'une eau claire que les yeux croient bonne et que le gosier découvre salée.
... Je suis sorti des chemins humanistes, à la faveur de rencontres qui me dessillèrent les yeux et me désoperculèrent les oreilles. Lors de mes premiers voyages, je partais admirer le spectacle du monde et le rideau se leva sur l'universelle oppression de la moitié de l'humanité par l'autre.

Non l'auteur ne parle pas ici de la suprématie des pays développés sur les pays en voie de développement... preuve que les yeux ne voient que ce qu'ils veulent bien voir ! je vous laisse découvrir de quoi parle Sylvain Tesson si vous avez la curiosité de lire ce petit bijou à garder comme livre de chevet !

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Mes coups de coeur
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Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /2006 11:17
Je vous avais promis une réponse... 


le-fleuve-gele1.jpg


                      
undefined Qui sont Diskit et Motup ? undefined


Ce sont deux enfants, deux héros bien réels d'un petit village de l'Himalaya perché à 3500 m d'altitude : TAHAN

Olivier Föllmi a écrit leur histoire il y a quelques années. Je l'avais rencontré au cours d'une des conférences qu'il donnait à l'époque pour apporter un éclairage particulier sur ces villages perdus de l'Himalaya où n'existent ni commerces... ni école.

L'histoire de Motup et de Diskit  c'est l'incroyable et dangereux périple de 14 jours que ces deux enfants doivent entreprendre pour se rendre dans une école. Le seul passage possible dans ces montagnes pour se rendre de leur village de TAHAN à celui de LEH 150 km plus loin, c'est d'emprunter le long couloir de glace du fleuve gelé... Un trajet plein de pièges et de dangers : les loups, le froid, la glace qui se brise sous les pieds...

Peut-être cette lecture, que je conseille absolument aux enfants entre 7 et 12 ans, leur redonnera-t-elle l'envie de reprendre l'école bientôt...


Deux titres : "L'école au bout du fleuve" et "Le Fleuve Gelé"  (Olivier Föllmi - Editions de la Martinière, Jeunesse)
Par Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - Publié dans : Mes coups de coeur
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Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /2007 23:42

"Fin de Pistes"

Emmanuel Pierrat (Editions Léo Scheer)

J'ai découvert ce titre lors de mon dernier voyage en Afrique du Sud... en lisant par dessus l'épaule de ma voisine dans l'avion qui me ramenait de Johannesburg à Paris !

Je l'ai retrouvé à la Fnac de Toulon en faisant mes emplettes de Noël et depuis je plonge chaque soir dans cette Afrique que j'aime, avant de m'endormir.

Emmanuel Pierrat met en scène 4 acteurs qui à travers chacune de leur vision et de leur histoire personnelle nous font découvrir "l'Afrique", d'une autre manière, loin des clichés habituels...

Ses quatre héros s'appellent :

René, qui nous parle de sa guerre d'Algérie, de la Françafrique, de son amour pour cette terre qu'il a pillée avant de s'y ancrer.

La belle Makéda, juive éthiopienne, avocate, revenue d'une terre si peu promise afin de suivre les traces de Mandela.

Albéric, fils d'un diplomate belge, devenu artificier installé à Zanzibar, pour illuminer le ciel des nantis et des damnés des Tropiques.

Codjo, qui a renié ses origines vaudou et s'est engagé dans la lutte marxiste avant de finir trafiquant d'art tribal.

Tous fuient le coup d'Etat sanglant qui vient de secouer la Namibie. Ils se retrouvent en fin de piste, à la frontière angolaise. le compte à rebours de leur exil a commencé...

Le temps d'une nuit, ils vont se raconter, faisant tomber les masques et les faux-semblants. Souvenirs après souvenirs, dates après dates, c'est l'histoire du continent noir qu'ils retracent.

Avec "Fin de pistes", Emmanuel Pierrat nous restitue une Afrique à la fois noble et déchirée. (Editions Léo Scheer).

Pour ma part, c'est mon livre de chevet depuis quelques jours et je me suis attachée à ces personnages atypiques qui me transportent à nouveau au coeur de certains endroits d'Afrique que je connais bien, en font encore vibrer les images et les odeurs.

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Mes coups de coeur
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 18:22

NILDA FERNANDEZ

image extraite de son site russe

 

J'avais adoré sa voix, sa musique et les mots qu'il savait faire chanter avec émotion... Souvenez-vous : "Madrid, Madrid", ou "Nos fiançailles"...

Artiste atypique, pas vraiment fervent du showbizzz et de ses contraintes, il est parti sur les routes, en roulotte, avec ses musiciens et il y a pris goût... Je l'ai suivi de loin en loin à travers le monde... aux dernières nouvelles il serait encore en Russie.. mais qui sait ? Peut-être nous réserve-t-il une surprise...

J'ai trouvé sur internet ce morceau "introuvable" dans le commerce. A ma connaissance, il n'a pas été gravé, seulement enregistré de façon artisanale  (c'est un duo... Nilda c'est celui qui a la voix "haute", il chante comme une soprano, la voix grave c'est Boris). Je vous l'offre à l'écoute...

pour en savoir plus : site français officiel de Nilda Fernandez

 

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Mes coups de coeur
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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /2007 10:22

Je viens de sortir de la salle de ciné, le coeur encore chamboulé par le très joli film de Carine Tardieu... Je sais, je suis bon public.

Mais courrez donc voir ce qu'il y a dans "La tête de Maman..."

Et vous verrez que l'amour transfigure parce que jusqu'à présent j'avais pas remarqué que Kad Mourad était un canon... Mais dans ce film : Bon Dieu qu'il est beau ce mec !!!! J'en suis chavirée.

Je ne ferais pas mieux que toutes les critiques qui encensent ou fustigent à parts égales ce si joli film plein de subtilité et de beaux sentiments. Alors je vous laisse le découvrir par vous-même... Moi en tous cas j'ai passé un moment délicieux, les larmes au bord des yeux et le sourire aux lèvres, mais je vous l'ai dit : je suis bon public ! Et puis, ce qui plaît dans une histoire c'est souvent ce qui la raccroche à nos propres souvenirs...

Karin Viard est superbe, la petite Chloé Coulloud est géniale, Jane Birkin est Birkin et Kad Mourad est craquant...

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Mes coups de coeur
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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 17:43

Un petit bijou d'écriture :

"Passer l'hiver"

(Olivier Adam)

En attendant que le Printemps revienne, vous pouvez, par ces temps de froidure revenue, vous plonger sous la couette un bon livre à la main...

Si vous ouvrez celui-ci, au début, au milieu ou à la fin, vous aurez tout de suite le coup de coeur pour les héros marginaux d'Olivier Adam. Des gens comme vous et moi, anonymes mais uniques.... du fagot des nombreux dirait le Bateleur... des anti-héros qui chacun à leur manière, qu'ils soient chauffeur de taxi, vendeuse de supermarché, infirmière ou repris de justice, tentent de survivre à leurs blessures, s'accrochent à la vie avec toute l'énergie du désespoir. Héros attachants qui même abandonnés de la société et perdus dans leur solitude vous donneront aussi, peut-être, le souffle et la chaleur nécessaires pour "mieux" passer l'hiver...

L'écriture d'Olivier Adam tire parti du minimum. Le mot juste, la phrase courte, le murmure percutant, la sensibilité à fleur de mot. Sursauts d'émotion dans la grisaille du quotidien, chaque nouvelle nous plonge au coeur d'un univers où l'on retrouve l'un de ses personnages, cassé, lessivé par la vie, mais encore debout. Ces héros fatigués nous renvoient paradoxalement  un écho d'espoir... et ça fait du bien !
 
Olivier Adam a reçu la bourse Goncourt de la nouvelle pour Passer l'hiver.

 

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Mes coups de coeur
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