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Vers Compostelle

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pour suivre mon cheminement,
par le "CAMINO FRANCES" 
jour après jour,
choisissez les étapes
dans la liste ci-dessous :

Le 1er jour :
Monfort/Habas
Le 2ème jour :
Habas/Sauveterre
Le 3ème jour :
Sauveterre/ Saint-Palais
Le 4ème jour :
Saint-Palais/Ostabat
Le 5ème jour :
Ostabat
Le 6ème jour :
Ostabat/Bussunarits
Le 7ème jour :
Bussunarits/St-J-Pied-de-Port
Le 8ème jour :
St-Jean-Pied-de-Port/Hunto
Le 9ème jour :
Hunto/Roncevaux
Le10ème :
Roncesvalles/Viscaret
Le 11ème jour :
Viscaret/Zubiri
Le 12ème jour :
Zubiri/Pamplona
Le 13ème jour :
Pamplona/Uterga
Le 14ème jour :
Uterga/Lorca
Le 15ème jour :
Lorca/Estella
Le 16ème jour :
Estella/Villamayor
Le 17ème jour :
Villamayor/Los Arcos
Le 18ème jour :
Los Arcos/Viana
Le 19ème jour :
Viana/Navarrete
Le 20ème jour :
Navarrete/Najera
Le 21ème jour :
Najera/Santo Domingo
Le 22ème jour :
Santo Domingo/Belorado
Le 23ème jour :
Belorado/S-Juan-de-Ortega
Le 24ème jour :
S-Juan-de-Ortega/Burgos
Le 25ème jour :
Burgos/Hornillos
Le 26ème jour :
Hornillos/Castrojeriz
Le 27ème jour :
Castrojeriz/Boadilla
Le 28ème jour :
Boadilla/Carrion
Le 29ème jour :
Carrion/Calzadilla de la C.
Le 30ème jour :
Calzadilla/Sahagun
Le 31ème jour :
Sahagun/Calzadilla de los H.
Le 32ème jour :
Calzadilla/Mansillas
Le 33ème jour :
Mansillas/Leon
Le 34ème jour :
Leon/Villar de Mazarife
Le 35ème jour :
Villar de M./Hospital de Orbigo
Le 36ème jour :
Hospital de Orbigo
Le 37ème jour :
Hospital de Orbigo/Astorga
Le 38ème jour :
Astorga/Rabanal
Le 39ème jour :
Rabanal/Riego de Ambros
Le 40ème jour :
Riego/Cacabellos
Le 41ème jour :
Cacabellos/Vega de Valcarce
Le 42ème jour :
Vega/Hospital da Condesa
Le 43ème jour :
Hospital da Condesa/Triacastela
Le 44ème jour :
Triacastela/Sarria
Le 45ème jour :
Sarria/Portomarin
Le 46ème jour :
Portomarin/Palas de Rei
Le 47ème jour :
Palas de Rei/Ribadiso de Baixa
Le 48ème jour :
Ribadiso de Baixa/Santa Irene
Le 49ème jour :
Santa Irene/Santiago
Le 49ème jour (suite) :
Santiago de Compostelle
Le 50ème jour :
SANTIAGO DE COMPOSTELLA
Le 51ème jour :
Santiago/Negrera
Le 52ème jour :
Negrera/Olveiroa
Le 53ème jour :
Olveiroa/Finisterra

 

Et vous ?? d'où venez-vous ??

 

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Carnets de voyages....

Mercredi 9 mars 2005 3 09 /03 /2005 23:16

Juste un moment de sérénité...

 

8 h du matin, dans les fjords de la péninsule du Mussandam (OMAN)

 

Le jour se lève, le dhow glisse sur le miroir tranquille des eaux du Mussandam, les villages isolés au flanc des fjords de la péninsule, s'éveillent doucement...

 

 

6 h du matin, à Okonjima (NAMIBIE)

 

Le jour se lève, la rosée perle sur les hautes herbes frissonnantes de la savane namibienne, un couple de félins s'éveille doucement... on les dit "sauvages", mais eux ne le savent pas...

 

7 h du matin, sur le chemin de St Jacques de Compostelle (ESPAGNE)

 

Le jour se lève, quelque part entre Carrion de los Condes et Calzadilla de la Cueza, le Printemps ibérique s'éveille doucement...

 

6 h du matin à Sumbe, littoral sud (ANGOLA)

 

Le jour se lève, la brume se dissipe au-dessus des flots atlantiques, le soleil caresse les falaises ocrées dont la couleur s'éveille doucement...

 

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Carnets de voyages....
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Samedi 19 mars 2005 6 19 /03 /2005 18:10
"Comme un bateau ivre,
mal ancré sur un fond instable,
Luanda hésite entre la lumière de l'Afrique
et les fonds glauques et vaseux d'un océan de
contradictions..."
 
 
 
("comme un bateau ivre" - croquis aquarellé Martine Réau-Gensollen)
 
 
Ce bateau, amarré dans le petit port de Corimba, au sud-ouest de Luanda (Angola), m'avait tout de suite accroché l'oeil parce que rouillé, la peinture écaillée, il semblait abandonné,... était balloté par les vagues comme une âme en peine. Il me donnait l'impression d'être vivant... Je pris une photo de lui, alors que le soir tombait...
 
Quelques temps plus tard, alors que je commençais mon "carnet de bord en Angola"... je retrouvais cette photo prise au coucher du soleil... et là l'association d'idées m'a paru évidente. Ce bateau balloté, abandonné en piteux état me semblait bien refléter le vrai visage de l'Angola... J'ai donc choisi d'en faire ma première page... et les quelques lignes qui l'accompagnent résument parfaitement ce que je ressens de l'âme de ce pays, malgré tout, attachant...
 
Plus tard encore, en relisant Rimbaud,  j'ai découvert qu'il avait écrit un poème qui reprend presque mot pour mot, le titre de mon carnet de bord... mais je vous jure que c'est une coïncidence... je ne connaissais pas ce poème... mais je vous l'offre en prime... il est très beau :
 
 
Le bateau ivre
 
Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands et de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !
Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;
Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !
Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelques fois ce que l'homme a cru voir !
J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissonsde volets !
J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !
J'ai suivi, des mois pleins, pareilles aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !
J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux des panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !
J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulement d'eau au milieu des bonacees,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !
Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés de punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !
J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instant.
Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombres aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...
Presque île, balottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabotteurs aux yeux blonds.
Et je voguais lorqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir à reculons !
Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repéché la carcasse ivre d'eau ;
Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;
Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient couler à coups de trique
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;
Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !
J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future vigueur ? -
Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !
Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.
Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leurs sillages aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons
 
Arthur Rimbaud
Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Carnets de voyages....
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Mardi 29 mars 2005 2 29 /03 /2005 01:04

Etat d'urgence sanitaire en ANGOLA!!!

 

 

Expatriée à Luanda, en Angola, je ne pouvais passer sous silence l’information que l’ « on »  vient de nous faire parvenir :

 

 

 

 

Communiqué du 28 mars 2005

 

 

 

 

à propos de l’épidémie de Fièvre Hémorragique de Marburg

 

 

 

 

Une épidémie de fièvre hémorragique de Marburg sévit actuellement dans la région de Uíge, située à environ 350 km au nordeste de Luanda.

 

 

 

Ce type d’épidémie est déjà survenu à plusieurs reprises depuis les années 90 dans la sous région d’Afrique Centrale. Le nombre des décès attribuables à ce jour à cette affection est de 121 dont 3 à Luanda et 1 à Cabinda tous originaires de Uíge.

 

 

 

Outre une fièvre importante, les signes majeurs de la maladie sont des vomissements et diarrhées accompagnées d’hémorragie. La transmission se fait par contact étroit avec les malades par l’intermédiaire de leurs fluides, en particulier sang et excrétas. Elle concerne surtout les familiers des malades et le personnel soignant. En l’absence de traitement et de vaccination spécifique, Les mesures pour contrôler l’épidémie sont simples :

 

 

 

· Isolement des patients

 

 

 

· Traitement approprié des déchets (incinération)

 

 

 

· Désinfection de l’environnement des malades par l’eau de javel

 

 

 

· Protection physique des personnels soignants (gants, masque, blouses)

 

 

 

Les autorités sanitaires nationales et internationales ainsi que les laboratoires de référence (Institut Pasteur, CDC d’Atlanta) sont mobilisés et à pied d’œuvre pour contrôler ce phénomène.

 

 

 

Il est recommandé de surseoir à tout voyage dans la zone de UIGE.

 

 

 

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La diffusion de cette information n'a pas été donnée comme confidentielle, mais transmise par mail à l'ensemble du personnel. Comme toute information émanant d’une société privée l’exploitation de celle-ci à l’extérieur est soumise à l’appréciation de la direction. Mais cette information ne concerne en rien l’activité de cette entreprise, celle-ci n’étant même pas nommée, il me paraît au contraire nécessaire de la diffuser et ne pas le faire pourrait être considéré comme « non assistance à personnes en danger… »

 

 

 

J'ai donc cherché des informations complémentaires sur le net. Je les ai trouvées bien sûr et j'ai été étonnée de voir que les premiers décès dûs à cette maladie gravissime ont eu lieu en novembre 2004...

 

 

 

Depuis quelques mois je fais l'aller-retour entre l'Angola et la France, je suis surprise de constater qu'aucune information n'a été donnée aux voyageurs qui partaient de France vers l'Angola ni d'Angola vers la France, que ce soit des autorités Angolaises ou des autorités Françaises.... au départ de ces pays et/ou à l'arrivée... Je m’amuse donc quand je lis ci-dessus :  « Les autorités sanitaires nationales et internationales … sont mobilisés et à pied d’œuvre… »

 

 

 

Peut-être l'information a-t-elle été diffusée sur les chaînes TV (en Afrique, récemment TV5 a donné des infos..) mais j'avoue ne pas les avoir entendues... tout juste peut-être les a-t-on chuchotées ?!

 

 

 

Compte tenu du nombre très important de rotationnels qui travaillent en Angola, en provenance du monde entier... qui pourra s'étonner de voir l'épidémie se propager... !!!

 

 

 

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Pour votre propre information, ou si vous connaissez dans votre entourage des personnes qui doivent se rendre en Angola ou qui en reviennent, voici quelques liens qui vous permettront d'y voir plus clair et de transmettre des renseignements fiables...

 

 

 

 

Sur le site du Ministère des affaires étrangères :

http://www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs/etrangers/avis/conseils/fiches/p_fiche.asp?pays=ANGOLA

Sur le site de médecins sans frontière

 

 

 

Angola : Début d’une épidémie mortelle de fièvre de Marburg dans la province de Uige...

 

 

 

http://www.msf.ch/News.29+M5f67dc5109d.0.html

 

 

 

sur le site de l'Organisation Mondiale de la Santé

http://www.who.int/csr/don/2005_03_23/fr/

Dans l’internaute actualité

 

 

 

L'épidémie de Marburg s'aggrave en Angola avec au moins 113 morts ...

 

 

 

http://www.linternaute.com/afp/depeche/medecine/050325151446.o0mio9le.shtml

Sur le site de Libération

 

 

 

Au moins 76 morts dans une épidémie de fièvre en Angola...

 

 

 

http://www.libe.fr/page.php?Article=283472

sur yahoo actualités

 

 

 

LUANDA (Reuters) - Au moins 76 personnes ont trouvé la mort dans le nord de l'Angola après le déclenchement d'une épidémie de fièvre hémorragique aiguë...

 

 

 

http://fr.news.yahoo.com/050318/290/4bgp1.html

sur DH Infos

 

 

 

L'épidémie de Marburg progresse en Angola: 121 morts...

 

 

 

http://www.dhnet.be/index.phtml?content=http://www.dhnet.be/breaking_news.phtml?id=114968&source=afp&status=3

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Ils ont dit :

"C'est un mystère qu'on n'explique jamais...Pourquoi sur la terre d'Afrique le bon Dieu est-il blanc ?"

(Charles Trenet)

 

"Droit devant, c'est le sud : l'Afrique.

A ma gauche, les Russes ; à ma droite les Amerloques.

Les premiers crèvent de faim, les seconds d'envie et les troisièmes d'indigestion..."

 

(Frédéric Beigbeder)

 

 

 

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Carnets de voyages....
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Lundi 4 avril 2005 1 04 /04 /2005 22:20

Pensée :

"C'est la nuit que les elfes sortent,

Avec leur robe humide au bord,

Et sur les nénuphars emportent

Leur valseur de fatigue mort."

(Théophile Gautier)

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Les Nénuphars "Victoria"

du Jardin de Pamplemousses

(Ile Maurice)

 

("Les nénuphars bleus" - aquarelle Martine Réau-Gensollen)

 

Ce jour là, il pleuvait..., une bonne grosse averse tropicale, aux gouttes drues et chaudes, une averse qui faisait remonter de la terre des vapeurs tièdes et odorantes...

Nous avons pris un parapluie pour deux... et nous sommes entrés dans ce jardin où ne poussent pas de pamplemousses... mais où, sur vingt-cinq hectares, s'épanouit une végétation rare, exotique, luxuriante...

Le trésor de l'Ile Maurice, c'est un jardin... Le jardin de Pamplemousses. Et Pamplemousses c'est un village, au Nord de l'ïle, à quelques dizaines de kilomètres de la Capitale : Port-Louis.

Je ne vous parlerai pas des dizaines de variétés de palmiers (bouteilles, éléphants....) ni des arbres à épices (muscadiers, poivriers, girofliers...), ni des bois précieux (teck, ébène, acajou, balsa...), je ne vous parlerai pas non plus des arbres fruitiers dont les seuls noms  font saliver (manguier, mangoustan, dattiers...) ;

Je vous parlerai  de ces senteurs qui vous enivrent dès que vous avez franchi le grand portail, odeurs musquées et poivrées des arbustes exotiques, odeurs d'humus et de palmes humides,  odeurs de mangrove aussi peut-être, odeurs qui se délitent sans dire l'ouvrage de déliquescence sous-jacent , synonyme de décomposition autant que de renouveau...

Je vous parlerai aussi des "Nénuphars "Victoria"... immenses... si grands qu'ils peuvent porter le poids d'un enfant ...

 

 

et, en même temps, si fragiles que leur fleur ne vit qu'un jour....

 

 

Je vous parlerai, enfin, des graciles Lotus,

 

 

dans les feuilles desquels la pluie dépose des perles de rosée

 

(photos Martine Réau-Gensollen - tous droits réservés)

 

où venaient probablement s'abreuver les dieux et les naïades de ce petit paradis...

 

Je vous dirai seulement, que la balade était belle et que pendant quelques heures, le monde était beau...

 

si vous souhaitez le découvrir.... poussez le portail :

 

http://www.ile-maurice.com/fr/

ou

http://www.ilemaurice.org/album-photo/pam1.htm

 

 

... bon voyage au paradis !

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"Quand on aime, le Paradis est parfois sur Terre..."

Brad Silverling (dialogue du film La cité des anges)

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Carnets de voyages....
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Lundi 2 mai 2005 1 02 /05 /2005 22:43

 

 

P ... comme Pèlerine,

 

 

et P...  comme Python

 

 

P... comme Puma

 

 

 

P... comme Paresseux

 

 

 

et P... comme "p... Ouistiti"

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On peut en rire :

"Chaque minute en Amazonie, on déboise l'équivalent de 60 terrains de football.

C'est un peu idiot, il n'y aura jamais assez de joueurs.

Philippe Geluck

et pourtant....

(extrait de la BD "l'avenir du chat")

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Carnets de voyages....
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Samedi 7 mai 2005 6 07 /05 /2005 00:51

L'orchidée du Bagne

 

Les murs du bagne de Saint-Laurent du Maroni...

... transpirent la crasse, l'angoisse, la peur, et le désespoir des milliers de bagnards qui y ont séjourné et y sont morts...

... pourtant, sur l'un des murs de l'enceinte j'ai vu cette orchidée s'épanouir,

 

 

 

adulée par Confucius qui en faisait le symbole de la perfection il y a 2500 ans , vénérée par les Aztèques qui lui attribuaient le pouvoir de fécondité, et introduite en Europe au XVIIème siècle, l'Orchidée, dans le langage des fleurs, est aujourd'hui le symbole de la spiritualité :

 

comme le symbole de l'esprit qu'on ne peut retenir, même si le corps est enfermé...

 

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"La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre."

Albert Camus

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Ce "tableau poétique", envoyé par une amie qui, comme moi, a bien connu la Guyane... mérite je pense d'être "accroché aux murs de ce blog...

 

A l’embouchure du fleuve, la plage est chocolat
Epaisse des histoires que racontent les arbres
Les racines mouillées , les carrières de marbre
Et les peaux des iguanes fondus dans ce magma.

L’eau n’y est jamais bleue, elle est chargée de terre
Pendant des kilomètres on ne voit de la mer
Que ses noces confuses avec les alluvions
Pas de vague pour en rider l’épais bouillon

Il n’y a pas ce sable blanc ou l’on s’endort
Contre la peau de l’autre, il n’y a même pas
De rayon de soleil pour allumer les ports.
Le ciel est habillé d’un brumeux taffetas

Mais quand on s’en éloigne pour franchir la distance
Qui sépare des Iles où autrefois la France
Envoyait supplicier de barbare manière
Les gueux, les assassins, dans un vert cimetière

Au nom prédestiné des Iles du Salut...
Le bateau à fond plat d’un coup passe au- dessus
D’une ligne très nette. Séparation des eaux.
La mer alors devient saphir et bleu corbeau

Elle s’anime enfin, elle devient vivante
Et se cogne aux rochers des Iles accueillantes
De fleurs et de fruits murs mais ou flottent encore
Les cris désespérés des condamnés à mort......

On entend les oiseaux de couleurs pétillants
Et qui défient les cages où les hommes mourants
Harcelés par la pluie, engourdis par la faim
Rêvaient de terminer leur vie dans un requin..

 

Viviane Lamarlère

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Carnets de voyages....
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Mercredi 11 mai 2005 3 11 /05 /2005 20:00

paysage aux couleurs étranges... écrasé de chaleur

 

photo martine réau-gensollen (tous droits réservés)

 

... quelques arbres rares mais verts des dernières pluies,

des herbes rousses et clairsemées, déjà asséchées par le vent chaud,

une étendue désertique qui s'étend sur quelques centaines de kilomètres....

 

un tableau irréel sur les terres du Damaraland, au Nord de la Namibie

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Carnets de voyages....
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Jeudi 12 mai 2005 4 12 /05 /2005 18:36

Une ligne rose barrait l'horizon...

 

... comme si le paysage, page de papier, avait été peint à grands coups de lavis d'Alizarine cramoisie ou de rouge de cadmium délavés,

 

photo martine réau-gensollen (tous droits réservés)

 

... le soleil venait de se lever, il était encore tôt, mais l'air chargé d'embruns et la chaleur épaisse qui montait de minute en minute déformait notre vision, donnant à l'espace alentour un effet tremblotant, comme ces mirages, oasis virtuelles, qui naissent dans la chaleur des déserts...

Notre voiture se rapprochait... et la nature du site devint alors évidente... juchés sur une dune  en surplomb, nous pûmes admirer une immense étendue de marais salants, dont une algue rose, microscopique, dénaturait la couleur de l'eau, originale...

 

Sur la route littorale, qui mène de Swakopmund à Walvis Bay...

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Carnets de voyages....
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Samedi 21 mai 2005 6 21 /05 /2005 22:19

Coucher de soleil...

 

photo : Stéphane Gensollen (tous droits réservés)

 

quand tout s'agite autour de moi...

quand l'envie irrésistible d'un peu de calme se fait de plus en plus pressante...

j'aime à imaginer, de nouveau, ces grands espaces sans limites visibles et la sérénité d'un coucher de soleil... flamboyant ...

ou d'un

 

 

Lever de Lune...

 photo : Martine Réau-Gensollen (tous droits réservés)

 

astres tout puissants, maîtres du jour et de la nuit, qui nous ramènent avec plus d'humilité à notre condition humaine...

 

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"Le plus grand désespoir, c'est de pleurer devant un coucher de soleil"

(Anonyme)

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Mercredi 1 juin 2005 3 01 /06 /2005 20:10

Connaissez-vous  le "Républicain Social"

 (Philetairus Socius) ?

 

"Républicains Sociaux" de Droite ou "Sociaux Républicains" de Gauche... Eh bien, en ces temps "politiquement" chargés... j'ai envie de vous présenter ce petit passereau d'Afrique, pas plus gros qu'un "moineau" de chez nous... qui, s’il fallait l’illustrer, serait un merveilleux exemple d’une vie sociale bien comprise…  

 

 


Namibie - Okonjima (photo Martine Réau-Gensollen)

 

Un environnement désertique, peu de ressources, une population importante et la nécessité de créer une communauté solidaire pour faire face aux difficultés générées par des conditions hostiles…

 


Namibie - Okonjima (Photo Martine Réau-Gensollen)

 

 

Il a su, ce petit oiseau, réinventer l’adage selon lequel l’union fait la force… en colonisant les branches de cet acacia pour contruire un nid « extensible » qui peut atteindre plusieurs mètres de hauteur et de largeur… où viennent s’installer plusieurs centaines d’individus ….

 
Namibie - Okonjima (photo Martine Réau-Gensollen)

 

Ce nid collectif est constitué de chambres individuelles dans lesquelles les oiseaux passent la nuit, couvent leurs œufs et élèvent leurs oisillons, dans la plus grande tolérance et le respect de tous les autres membres de cette communauté qui doit sa survie à la cohésion du groupe…

Qui a dit que les oiseaux étaient « sans cervelle » ???

 

 

 

Par Martine Réau-Gensollen - Publié dans : Carnets de voyages....
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