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par le "CAMINO FRANCES" 
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Le 1er jour :
Monfort/Habas
Le 2ème jour :
Habas/Sauveterre
Le 3ème jour :
Sauveterre/ Saint-Palais
Le 4ème jour :
Saint-Palais/Ostabat
Le 5ème jour :
Ostabat
Le 6ème jour :
Ostabat/Bussunarits
Le 7ème jour :
Bussunarits/St-J-Pied-de-Port
Le 8ème jour :
St-Jean-Pied-de-Port/Hunto
Le 9ème jour :
Hunto/Roncevaux
Le10ème :
Roncesvalles/Viscaret
Le 11ème jour :
Viscaret/Zubiri
Le 12ème jour :
Zubiri/Pamplona
Le 13ème jour :
Pamplona/Uterga
Le 14ème jour :
Uterga/Lorca
Le 15ème jour :
Lorca/Estella
Le 16ème jour :
Estella/Villamayor
Le 17ème jour :
Villamayor/Los Arcos
Le 18ème jour :
Los Arcos/Viana
Le 19ème jour :
Viana/Navarrete
Le 20ème jour :
Navarrete/Najera
Le 21ème jour :
Najera/Santo Domingo
Le 22ème jour :
Santo Domingo/Belorado
Le 23ème jour :
Belorado/S-Juan-de-Ortega
Le 24ème jour :
S-Juan-de-Ortega/Burgos
Le 25ème jour :
Burgos/Hornillos
Le 26ème jour :
Hornillos/Castrojeriz
Le 27ème jour :
Castrojeriz/Boadilla
Le 28ème jour :
Boadilla/Carrion
Le 29ème jour :
Carrion/Calzadilla de la C.
Le 30ème jour :
Calzadilla/Sahagun
Le 31ème jour :
Sahagun/Calzadilla de los H.
Le 32ème jour :
Calzadilla/Mansillas
Le 33ème jour :
Mansillas/Leon
Le 34ème jour :
Leon/Villar de Mazarife
Le 35ème jour :
Villar de M./Hospital de Orbigo
Le 36ème jour :
Hospital de Orbigo
Le 37ème jour :
Hospital de Orbigo/Astorga
Le 38ème jour :
Astorga/Rabanal
Le 39ème jour :
Rabanal/Riego de Ambros
Le 40ème jour :
Riego/Cacabellos
Le 41ème jour :
Cacabellos/Vega de Valcarce
Le 42ème jour :
Vega/Hospital da Condesa
Le 43ème jour :
Hospital da Condesa/Triacastela
Le 44ème jour :
Triacastela/Sarria
Le 45ème jour :
Sarria/Portomarin
Le 46ème jour :
Portomarin/Palas de Rei
Le 47ème jour :
Palas de Rei/Ribadiso de Baixa
Le 48ème jour :
Ribadiso de Baixa/Santa Irene
Le 49ème jour :
Santa Irene/Santiago
Le 49ème jour (suite) :
Santiago de Compostelle
Le 50ème jour :
SANTIAGO DE COMPOSTELLA
Le 51ème jour :
Santiago/Negrera
Le 52ème jour :
Negrera/Olveiroa
Le 53ème jour :
Olveiroa/Finisterra

 

Et vous ?? d'où venez-vous ??

 

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Ultreïa !

 

Ces pages sont  d'abord dédiées au Chemin de Saint-Jacques de Compostelle mais elles parlent aussi de Terres lointaines où j'ai vécu et où je vis parfois, encore, des regards que j'y ai portés, des histoires qu'elles m'ont suggérées, des images qui me sont restées... Elles parlent de chemins que l'on prend, non pas pour tout quitter, mais pour se trouver...

J'espère que ces pages vous plairont, que vous y viendrez cheminer de temps en temps, le temps d'une respiration, d'une récréation, d'une parenthèse...

Et si vous êtes curieux, elles vous réservent quelques surprises, pour peu que vous sachiez les dénicher...

Merci de votre visite, Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde.

Merci à Jojo et à Francky pour le dessin du Pèlerin de Compostelle... cliquez sur l'image pour visiter leur blog de dessins

Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 20:04

SAMBA DE RODA

 

 

Elle a voulu s’étendre un peu pour oublier la chaleur, mais elle n’a pu dormir, elle a mal au dos, elle a les jambes lourdes, et il fait si chaud que sa robe légère lui colle à la peau. Elle sort sur le balcon et observe à nouveau la ville étrangement calme aujourd’hui. Les rues sont désertes… Jour de la « réconciliation nationale » : c’est un jour férié. Son regard est attiré par l’éclat mouvant d’un chemisier bleu porté par une femme qui traverse, en bas,  la rua Comandante Dangereux. Elle porte sur sa tête une immense bassine de faïence émaillée remplie de bananes vertes. Sa jupe large flotte autour d’elle, elle est seule dans la rue mais se déplace comme si une foule la regardait, fière, simple et altière.

 

Elle entend, sur la droite, à quelques dizaines de mètres en contrebas, un groupe bruyant mais invisible, au-delà de Palanca dans le quartier de Maianga,. Quelqu’un utilise un sifflet, comme pour marquer ou accompagner un rythme….le bruit des voix s’accélère et s’amplifie, puis éclate une salve d’applaudissements.

 

Il est rare de voir l’Avenida Merien N’guabi vide de tout véhicule. Elle décide d’y descendre, de marcher sur ses trottoirs qu’habituellement elle s’interdit. Elle veut savoir d’où viennent ces cris joyeux qu’elle entend, ces sifflets, ces applaudissements… Devant elle la cour de l’orphelinat est déserte, les jardins aussi, sauf cette ombre qui se glisse derrière le frangipanier, s’accroupit et profite de cette relative solitude pour déféquer à trois mètres de l’avenue. Sous le couvert des arbres qui bordent la congrégation elle ne voit que les tongs jaunes d’une jeune femme qui passe, sans le voir, à quelques mètres de l’homme accroupi.

 

Une fois dans la rue elle s’étonne de ne pas être écrasée par la chaleur. Au contraire, une brise douce vient de la mer et sèche doucement sa robe moite. Elle tend l’oreille pour se diriger vers la musique et passe devant Palanca. Son gardien, assis sur une chaise, à l’ombre d’un acacia, dort bouche ouverte, sa mitraillette négligemment posée sur son avant-bras gauche, sa main droite  l’index posé sur la gâchette. A deux pas de lui, un chien jaune somnole dans la carcasse d’une voiture complètement désossée. Ni l’un ni l’autre ne semble perturbé par les cris d’excitation et la musique qu’elle entend tout près maintenant. Quelques badauds ont grimpés sur la murette qui les sépare de la rue pour mieux suivre ce qu’elle découvre à présent.

 

Combien sont-ils ? Une cinquantaine peut-être. Elle ne devrait pas être là… Elle reçoit chaque jour, depuis son arrivée à Luanda, des mises en garde sur les dangers de la rue. On insiste pour lui dire que les musséqués sont des zones de non droit, qu’aucun blanc ne doit y pénétrer. Mais la frontière est si étroite entre sa résidence et cet autre monde en marge… seulement quelques mètres qui la séparent de cette autre ville dans la ville qui grouille de gens, de cris, de vie. Que peut-il lui arriver ici ? On est en plein jour, le soleil tape fort et inonde les ruelles, elle n’a sur elle ni argent ni bijou, seulement sa petite robe de coton, maintenant presque sèche, qui lui flatte la jambe sous la douceur de la brise…  Derrière la murette, au centre d’une cour de terre battue, une vingtaine de jeunes, tous vêtus de blanc, font cercle autour d’un couple. Elle, les cheveux tressés, serrés en un petit chignon sur la nuque, a la croupe rebondie des jeunes africaines et porte comme tous les autres un pantalon blanc. Lui, semble plus jeune, plus frêle, mais son agilité est surprenante. Il tourne autour d’elle en suivant le rythme des mains qui frappent la cadence. Accroupis sur le sol, trois musiciens donnent le tempo. Elle ne connaît aucun des instruments étranges dont ils font sortir des accords envoûtants et très rythmés. On ne peut pas résister à l’invitation, elle se prend à frapper aussi dans ses mains et à sourire comme tous ceux qui l’entourent. Au centre du cercle les deux jeunes gens s’affrontent, ils semblent jouer à un jeu de séduction et de défis : il caracole, elle ondule, elle recule, il avance, il s’élance, elle s’échappe… et les gens tout autour tapent plus fort dans leurs mains. Puis c’est le silence soudain, en une fraction de seconde où chacun semble obéir à un code que tout le monde connaît. Sauf elle. Elle tape une fois de trop dans ses mains et tous les regards convergent vers elle.

 

 

 

Hoje, c’est la fête, Adriano et Oko vont m’ rejoindre bientôt dans la cour pour la Roda. J’ sais que Bella s’ra là et qu’y aura aussi les autres. Faut qu’ cette fois-ci j’aie l’ courage de l’inviter pour la samba. Faut qu’elle comprenne que j’ suis son homme et qu’elle a pas le choix. Depuis que j’ suis né j’ l’attends. Il est temps qu’elle sache.

 

Cirilio est v’nu avec les autres, j’ crois qu’il est v’nu seulement pour me dire que Janeeza va arriver aussi. Mais c’est pas Janeeza qui m’intéresse, c’est Bella. J’ finis d’enfiler mon pantalon blanc. J’ les rejoins dans la cour. Les musiciens sont là. Y’en manque aucun : Le berimbau, le pandeiro, et surtout l’atabaque. Justement  Simâo fait chauffer la peau du tambour, il tape doucement une p’tite cadence, il fredonne  en lissant l’ cuir du plat d’ sa main, jusqu’à c’ que l’ son convienne à son oreille. L’est fort Simâo, personne comm’ lui sait jouer les bons accords. C’est son avô qui lui a appris. Il connaissait tous les chants traditionnels de la Cappoeira. Maint’nant Simâo, on l’ demande partout, mais quand c’est moi qui lui dit d’ venir jouer la samba de roda, il vient toujours. Il m’ connaît bien Simâo, il sait suivre mes feintes, il m’ donne le bon tempo, avec lui j’peux sauter comme un impala, il m’ donne  l’élan. Et hoje, faut que la Bella elle soit fière de moi. Faut que j’ fasse mieux qu’tous les autres.

Tous ceux du bairro arrivent, ils s’installent tout autour, nous on s’accroupit autour des musiciens, c’est Oko et Adriano qui s’affrontent d’abord. Janeeza vient tout près d’ moi, Bella me regard’ même pas. Elle fait la fière mais j’crois bien qu’elle en veut à Janeeza. Quelque chose me dit qu’elle est jalouse. Oko et Adriano sont accroupis au pied du berimbau, Simaô a trouvé le bon rythme, il frappe et mon cœur cogne comm’lui. L’atabaque le suit, sa musique enfle dans ma tête, puis le pandeiro jettent ses notes aigues et des couleurs jaillissent juste derrière mes yeux, et tournent, tournent comme un tourbillon… La science de mes ancêtres remont’ dans mes veines. J’ sens monter la fièvre. Joaô commence à chanter, seul, puis la « roda » toute entière reprend l’ refrain, alors Oko s’élance au milieu du cercle, Adriano le suit, il s’appuie sur ses deux mains, lance la jamb’ droite très haut et fauche de la gauche Oko qui esquive avec beaucoup d’ malice, comm’ un singe. Adriano est agile, il saute aussi haut qu’ les épaules d’Oko, mais Oko est rapide, comme une gazelle, il feinte et s’ faufile, comme le serpent… j’connais bien leur jeu, mais chaque fois j’me laisse prendre. Encore un moment et j’ vais rentrer dans la « roda » à mon tour. J’attends juste qu’Oko s’ fatigue un peu pour l’ remplacer. Tous les deux nous emmènent dans la savane, Adriano est l’ chasseur et Oko la proie, mais j’ crois que c’est la proie aujourd’hui qui va gagner. Voilà, Oko sort d’ la « roda » c’est à moi d’ jouer ! J’affronte Adriano mais pour séduire Bella je joue la mandiga, j’ ruse, j’enrobe, mes pieds tricotent des dessins frénétiques, aux applaudissements qui éclatent j’ vois bien qu’ mon jeu enthousiasme la roda toute entière… et Bella ? J’ veux lui faire tourner la tête, j’ m’avance vers elle et quand Adriano sort à son tour je l’invite et je sais qu’elle  peut pas refuser, c’est la règle, alors elle entre dans la roda avec fierté, j’ dois pas perdre les pédales, faut pas que j’ me relâche et j’ sais que j’ peux compter sur Simaô. Il a compris : il règle le tambour jusqu’à le faire roucouler, comme une colombe. Alors Bella devient lascive, elle ondule, m’ fait monter les sangs, puis fait vibrer ses fesses comme elle seule sait l’ faire et quand j’ m’approche à la frôler elle s’échappe, hautaine et magnifique mais m’ reprend aussitôt sans m’ toucher. La samba l’habite, elle est entrée dans son corps et dans mon cœur. Mon jeu la touche, j’en suis sûr et lorsque Simaô frappe l’ dernier coup et interrompt brutalement l’ jeu ses yeux m’ transpercent jusque dans les tripes.

 

Les mains qui frappaient en cadence  se sont tues en même temps qu’ le Berimbau, mais quelqu’un dans la roda a continué à contretemps. C’est pas la règle. J’ lève les yeux, j’ vois une « branca » au milieu des gens du bairro. C’est pas courant une blanche dans un musséqué. Elle s’est perdue ? Elle sait pas qu’ici c’est chez nous ?

 

Simaô qui comprend vite reprend le tempo, Joaô chante à nouveau. Bella s’est accroupie près des musiciens, alors j’ vais vers la branca, et j’ l’aguiche. Les applaudissements et les sifflets explosent, et les rires aussi. Elle a pas l’air de connaître les règles, elle comprend pas mon invite, j’ lui prend la main et je l’amène au milieu du cercle. Joaô chant' plus fort, Simaô s’éclate les paumes sur le berimbau, tout' la roda claque des mains en cadence. Elle commence à balancer son corps et elle m’ sourit. J' croise le regard de Bella. Cette fois-ci j’ crois qu’ j’ai gagné son cœur.


Par Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - Publié dans : Fiction, Souvenirs récents, souvenirs d'antan - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 10:18

Aujourd'hui je voudrais vous faire découvrir les blogs de deux amis pèlerins qui me tiennent particulièrement à coeur...

 

Si partir sur le Chemin de Compostelle, pour chacun d'entre nous qui avons fait le "voyage", est une idée qui a pu se forger lentement ou brutalement, insidieusement ou d'une manière claire et définitive, à la suite d'une lecture ou d'un reportage télévisé... cette idée de partir est finalement aussi multiple et diverse qu'il y a de pèlerins, je crois. Mais je crois aussi, parce qu'ils me l'ont  dit, que le récit que j'ai fait de ma propre expérience, a contribué, bien modestement, à la décision de certain(e)s de prendre le bâton. Ce qui était réalisable pour une pèlerine pas forcément aguerrie aux difficultés de la marche solitaire, l'était à forciori pour de bons marcheurs...

 

Aujourd'hui ils racontent leur propre aventure et ces regards croisés sur un même cheminement vous permettront de vous faire, vous qui n'êtes pas encore partis, une idée encore plus précise de ce qui vous attend sur le chemin, mais aussi au coeur de vous-même...

 

Le Chemin selon Jean-Francois : à lire ici

Le Chemin selon Pierre-Marie : à lire ici

 

Bonne lecture !


Par Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - Publié dans : Compostelle - Communauté : COMPOSTELLE - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 09:15

1610 - 2010

Commémoration du 400ème anniversaire de la mort d'Henri IV

 

 

 

 

statue-marbre-henriIV.jpg

 

Henri IV, Roi de France et de Navarre est né au Château de Pau qui conserve bien sûr la trace de cette illustre naissance : la fameuse carcasse de tortue qui lui servit de berceau durant les premiers mois de sa vie.

 

La Ville de Pau est fière de son roi et de son château. Elle commémore cette année le 400ème anniversaire de sa mort. C'est le 14 Mai 1610 qu'Henri IV est assassiné à Paris par Ravaillac. Cette date a profondément marqué l'histoire de France et de nombreuses manifestations sont prévues à Pau mais aussi plus généralement en France et même à l'Etranger.

 

A Pau l'une des principales actions commémoratives sera l'Exposition organisée par la réunion des Musées nationaux et du Musée national du château de Pau, en collaboration avec le pôle muséal de Florence "Paris vaut bien une messe !" "1610 : hommage des Médicis à Henri VI, roi de France et de Navarre".

 

Cette exposition se déroule depuis le 1er Avril et jusqu'au 30 juin 2010, au château de Pau.

 

A date exceptionnelle, manifestation exceptionnelle : La mise en valeur par la lumière du Château de Pau, édifice classé "monument historique et propriété de l'Etat", sous l'égide de la Ville de PAU. Le projet 'lumière" se compose d'une part d'un réaménagement de l'éclairage pérenne pour magnifier l'architecture et d'autre part d'une création "évènementielle qui consiste en un parcours initiatique permettant l'accueil d'un large public lors d'une déambulation nocturne dans les jardins du château (20 représentations sont prévues de mai à décembre 2010).

 

Je vais moi aussi participer à ces manifestations et je n'oublierai pas de vous en offrir quelques images...

 

Alors si vous passez à Pau !...


Par Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - Publié dans : Vie privée - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 12:39

Cuverville ou "Le Génie de la Mer"

 

cuverville-copie-1.jpg

 

 

Bert leva les yeux et admira une fois encore le « Génie de la Mer » qui semblait lui montrer, loin au-delà du port, toutes les merveilles auxquelles il avait dû renoncer…

 

-         Arrête !

-        

-         Mais arrête enfin ... Tu m’escagaces !

 

Il n’a pas tout de suite compris d’où venait la voix, il s’est retourné, personne, un regard à droite, à gauche, non,  i’avé degun,  il était bel et bien seul dans cette fraîcheur matinale et dominicale où il avait décidé, comme chaque semaine à la même heure, de venir traîner un peu sur le quai.

 

Depuis qu’il avait raccroché, Bert aimait bien flâner ici, le dimanche, à l’heure où les touristes traînassent encore entre deux draps d’hôtel et où les familles braillardes en sont toujours à torcher leurs mouflets. Il avait toute l’esplanade pour lui et pouvait jouir, surtout ce matin, de ce bleu de méditerranée qui continuait, malgré les années, à l’appeler au large.

 

La main dans sa poche droite, Bert lissait machinalement le tuyau de sa pipe. Il leva le nez et inspira un grand coup. Ah, ya pas meilleure odeur que celle des embruns… pensa-t-il, trop tôt encore pour une première bouffée. Il ressortit la main de sa poche et la porta en visière au-dessus des yeux. Le soleil malgré l’heure matinale était éblouissant. Bert chercha un peu d’ombre pour mieux distinguer, juste derrière la passe, à droite du chenal, la silhouette massive du « Mérou ». Il fit quelques pas de côté et contourna l’homme de bronze qui semblait lui désigner du doigt son ancien remorqueur.

 

- Eh oui, comme toi il est rangé des voitures ! Ca doit te manquer le large, pas vrai ?

 

Espanté, Bert leva à nouveau les yeux.

 

- Fatche de carigoulette c’est lui qui me parle ?

 

- Oui c’est moi, ça t’étonne ?

 

- qu'es acò ? Es un fénis ? c’est une talounade ou quoi ?

 

Bert n’en revenait pas, mais si l’âge lui jouait des tours, celui-ci finalement était plutôt sympathique.

 

- allez ne reste pas là à bader, c’est normal après tout, on partage tous les deux cet amour du grand large, on parle le même langage. Comme toi je suis resté des années à contempler l’horizon, aujourd’hui on peut bien barjaquer ensemble un moment. D’ailleurs je voulais te dire : quand tu viens là le dimanche matin arrête de me regarder les fesses !

 

- quoi ?

 

- oui, tu fais comme tout le monde, tu me regardes les fesses… et ça me gêne !

 

- quel chichounet va ! Elles sont belles tes fesse, fermes, musclées, t’as pas à en rougir, elles sont à faire estavaner les galinettes !

 

 Bert se retourna encore pour vérifier que personne ne pouvait entendre la conversation étrange qui venait de s’engager…

 

- peut-être, mais quand même, quand « le Petit Puget » a créé ma première ébauche j’ai senti venir le vent… c’était en 1843, tu sais les sculpteurs aimaient bien dans ce temps là l’art antique,  les éphèbes nus. J’avais un peu protesté mais le Louis Joseph il avait son idée bien ancrée au bout de son burin, il m’a rétorqué : "Tu vas rappeler la mémoire  des grands marins, montrer à tous : c’est là-bas... bien loin qu'il faut aller, dans l'immensité, chercher, combattre et triompher … en rappelant le passé tu vas  montrer à nos jeunes marins leur avenir ".  Tu parles, c’est mes fesses que je leur ai montrées et il y en a plus d’un que ça fait marrer… Et si c’était que ça, mais aujourd’hui je suis la risée de tous, ils m’ont même affublé d’un sobriquet ridicule : "Cuverville" ! Comme si ça suffisait pas… faut qu’ils insistent, « Cul vers ville », des fois que certains auraient pas compris !

 

- mais non peuchère, ce nom là c’est juste pour honorer le nom de Cuverville, tu sais, le commandant de la flotte de la Méditerranées dans les années 1890…

 

- humm, ça me console pas, ça fait trop d’années que je supporte les moqueries…

 

- je vais te dire, moi : je suis bien content de pouvoir les admirer à nouveau tes fesses, fan de chichourle, parce que souviens-toi en 44, tu avais perdu tes deux bras et t’as bien failli disparaître pour de bon non ? Les Allemands récupéraient toutes les statues en bronze pour en faire des canons, t’as eu de la chance d’en réchapper !

 

- oui c’est vrai, mais je suis quand même resté coincé avec des tas de vieux débris dans un entrepôt sordide jusqu’en 1957 !

 

- Té, justement, quand ils t’ont retrouvé, je crois bien me souvenir qu’un combattant avait écrit sur ton ventre : « Je suis un grand mutilé victime de la guerre, mais je suis heureux de voir la capitulation nazie par la victoire des peuples libres. ». Tu vois, ils t’aimaient bien les Toulonnais. Finalement ils t’ont donné la place que tu méritais : face à la mer !

 

- Ils ont quand même attendu près de quarante ans avant de m’installer là. Il était temps que je la revois la mer ! D’ailleurs c’est à peu près à cette époque que tu as commencé à venir te promener ici le dimanche, non ?

 

- Hé oui, peuchère, ils m’ont mis à la retraite en même temps que mon « Mérou », après qu’on ait bourlingué du Brésil à l’Afrique et de la Mer du Nord à l’Iroise. Maintenant j’ai plus qu’à faire comme toi : regarder la mer !

 

- On pourra toujours bavasser un peu tous les deux, si ça te dit ?

 

- Té vé, pourquoi pas… Allez vaï, je m’en retourne, à dimanche… même heure, même endroit…

 

Bert lança un clin d’œil malicieux à Cuverville : « tu seras là ? », puis tourna les talons et prit lentement le chemin du retour.

 

Il glissa sa main dans sa poche droite, saisi sa pipe et la bourra méthodiquement… Lorsqu’il tira voluptueusement sa première bouffée de la journée, il se retourna vers le géant de bronze…

 

- C’est vrai qu’il a une belle paire de fesses le bougre !  pensa-t-il, et il reprit son chemin avec au cœur comme un regain d’énergie et plus heureux qu’il n’avait jamais été depuis des années.

 


Par Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - Publié dans : Fiction, Souvenirs récents, souvenirs d'antan - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 17:07


Une forme étonnante d'art se développe dans les champs de riz au Japon.Différentes variétés de riz sont plantés de manière précise et stratégique et poussent dans les champs tout au long de l'été pour permettre à l'oeuvre de se dévoiler.

Pour mieux profiter de cette vidéo et de son fond sonore, n'oubliez pas de désactiver ma musique de fond, un peu plus bas colonne de gauche...


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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 10:53

 

 

succulente-rose-pradet.jpg

 

On les appelle "succulentes", et, même si elle ne se mangent pas, elles régalent notre regard printanier...


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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 18:49

L’homme en noir, Rua Comandante Dangereux

 

homme-en-noir.jpg

 

Je venais d’arriver à Luanda et je découvrais la ville du haut de mon balcon. Du huitième étage j’avais une vue stratégique sur le quartier Alvalade. Je m’y postais souvent depuis que j’avais découvert que le soir y apportait une ombre apaisante, que le vent de mer y soufflait une brise fraîche et que je pouvais, aussi souvent que je le voulais, m’isoler et y savourer quelques instants au calme. Au fil des jours, goûter la tiédeur du soir sur le balcon était devenu presque un rituel, une échappée du quotidien. Je sortais sur le balcon, refermais derrière moi les vitres coulissantes, m’isolais d’une journée infernale et rentrais dans un autre univers où la vie semblait tout à coup se dérouler au ralenti : les bruits étaient atténués, les hommes marchaient plus lentement (est-ce moi qui l’imaginais ?),  la nuit absorbait les tensions, du moins ici, sous le balcon, du moins pour moi, je voulais le croire.

 

J’avais souvent l’impression honteuse de regarder sans être vue mais ma présence était discrète,  presque invisible. Je n’étais pas à l’affût pour voler l’intimité des autres, j’étais là seulement pour voir s’écouler la vie et me sentir  « une », au milieu d’un tout.

 

Ce soir là l’avenue Marien N’guabi était très bruyante. Les piétons qui tournaient au coin de la rue pour emprunter la rua Comandante Dangereux laissaient d’un coup la fournaise de l’avenue principale et son agitation et  pénétraient dans le couloir d’ombre dispensée par l’immeuble où j’habitais et les grands flamboyants qui bordaient l’autre côté de la chaussée défoncée. Leur allure changeait. Elle ralentissait… sans doute pour prolonger la parenthèse où ils pouvaient goûter sur une centaine de  mètres cette fraîcheur relative. C’est là que je le découvris. J’ai  cru  d’abord qu’il s’était arrêté là parce que l’alcool l’avait couché par terre. Il gisait au milieu des détritus. Cet homme là je l’ai donc vu couché la première fois. Et quelque chose me semblait anachronique dans son aspect sans que je sache exactement déterminer quoi… une sorte de malaise en le voyant. C’était le soir, la rue était sombre et sous les flamboyants le corps de l’homme était inerte. Il était étalé comme tombé par terre. Voilà… il semblait mort. Mais le malaise venait aussi des autres qui passaient à le toucher, sans le voir, indifférents. Je fixais cette ombre morte intensément comme pour l’obliger à me dire quelque chose, quelque chose de cet homme en noir couché sous mon balcon… De soir en soir l’ombre me devint plus familière. Je l’interrogeais toujours sans percevoir de réponses… Et puis un soir, curieusement, le souffle chaud de l’Harmattan m’enveloppa d’un nuage de sensations étranges. Je voyais, vingt mètres plus bas, l’homme noir couché sur le bas-côté. A l’ombre des flamboyants se répandait son ombre plus sombre encore et son histoire s’inscrivait définitivement dans ma mémoire. L’histoire d’un enfant perdu au milieu d’une guerre civile, l’histoire de sa peur à mouiller nuque et chemise, l’histoire d’une vie qui n’est plus qu’un hasard au milieu du chaos ; une errance incertaine parmi ceux qui n’y avaient pas encore laissé leur âme ; l’ombre d’une vie qui s’était enfuie sans doute avec la raison… J'en avais vu quelques fois de ces hommes égarés, errant parfois nus dans la ville, perdus au milieu de la foule, sans regard pour aucun et tellement isolés en eux-mêmes qu'ils en devenaient transparents pour tous les autres...

 

Je ne me contentais plus maintenant de m’éclipser le soir sur mon balcon… j’y faisais, dès que je le pouvais, des incursions rapides, juste pour vérifier s’il était là. Le plus souvent c’était le soir qu’il apparaissait, ombre informe sous le grand flamboyant. Parfois, lorsque je prenais le bus, tôt le matin, il était encore là, gisant, le visage fermé, mais tourné vers le ciel. Que faisait-il de ses journées, de son temps, de sa vie ? Et de quoi vivait-il ? Au fil des jours l’envie d’en savoir davantage me fit faire le premier pas. Avec un reste de poulet froid, un morceau de pain et de fromage, une orange, enveloppés dans un sac plastique, je partis à sa rencontre. A quelques mètres de lui j’hésitais encore. Je ne l’avais jamais vu d’aussi près. Je retrouvais ce sentiment de malaise des premiers jours. Il était vêtu tout de noir, mais son accoutrement était des plus étranges. On aurait dit qu’il s’était plongé dans un bain de mazout ou d’huile de vidange. Tous ses vêtements : pantalon, débardeur, ce qu’il restait d’un blouson de toile sans manches, tout était imbibé d’un liquide noir et luisant. Même son visage, même ses mains, même ses cheveux crépus… son corps entier luisait dans l’ombre et ses vêtements, collés au corps, lui faisaient comme une seconde peau, encore plus noire que sa couleur originelle. Il ne m’avait pas vue, il regardait fixement un point invisible au-delà des arbres, il ne bougeait pas. Je vis qu’il avait délimité son aire avec un bout de carton sur lequel il dormait probablement. Il n’avait aucun bagage, mais il portait, en bandoulière, une besace aussi noire que tout le reste et,  autour de son cou un nombre impressionnant de colliers, de ficelles, d’amulettes et de gris-gris qui faisaient comme une carapace de protection sur son torse d’une maigreur épouvantable. Puis il me vit enfin, j’étais à quelques pas de lui, et je me sentis brutalement en danger. Je tendis mon paquet comme une offrande, ou comme un bouclier, il ne fit aucun geste pour le prendre, mais son regard affolé me fit comprendre qu’il ne fallait plus avancer. Je déposais presque à ses pieds mon obole et quelques mots d’un portugais balbutiant qui étaient censés en expliquer le contenu, et je m’enfuis à reculons jusqu’au coin de mon immeuble où je m’engouffrais, la respiration un peu courte. Dans l’ascenseur qui me ramenait au 8ème étage je revis la scène au ralenti. J’avais eu peur mais je crois bien qu’il avait eu peur encore plus que moi. Son regard fou transpirait l’angoisse et une sorte de panique d’animal aux abois. Je ne comprenais pas mais ne renonçais pas non plus à apprivoiser ce drôle d’animal. Le lendemain matin il avait disparu, mais mon sachet plastique intact était toujours là où je l’avais posé. Le soir même il était de retour,  son corps maigre étalé sur son bout de carton, immobile et le regard perdu dans les étoiles. Quelques jours passèrent et je m’enhardis à tenter une deuxième approche. J’avais préparé un autre sac plastique mais alors que j’arrivais au bas de mon immeuble j’entendis des éclats de voix et vis un attroupement grossir au coin de la rue.  J’ai tout de suite compris que cela concernait l’homme en noir. Un groupe de jeunes mendiants le cernaient et tentaient de l’approcher. L’homme poussait des cris inhumains d’animal blessé. Autour du groupe, la foule grossissait, un candongueiro avait stoppé son taxi bleu et blanc et ses clients, entassés à 20 ou 30 dans l’habitacle, regardaient sans compassion, la scène violente. Certains haranguaient les loqueteux pour les exciter, d’autres s’étaient approchés par curiosité, presque ravis du spectacle. Je savais qu’en cas d’attroupement il ne fallait pas traîner dans les parages, surtout à la nuit tombée. Pourtant je suis restée plantée là, mon sac plastique au bout du bras, comme si ma présence pouvait le protéger un peu. L’un des plus jeunes et plus habiles réussit à le ceinturer par derrière, alors les autres foncèrent sur lui pour le déposséder. Aussi indifférente à l’issue de la scène qu’elle avait semblé participer à ce combat famélique, la foule s’apprêtait déjà à se disperser lorsque l’homme surprit tout le monde. C’est là que je compris le pourquoi de son accoutrement : comme une anguille gluante, l’homme en noir ayant fait mine de se soumettre un instant, s’échappa sans difficulté des bras qui le ceinturaient trop lâchement. Quelques secondes lui suffirent pour s’enfuir vers les ruelles étroites du musséqué sans que ses agresseurs ne fassent un geste pour se lancer à sa poursuite.

 

L’homme en noir avait depuis longtemps trouvé le moyen d’échapper à toute contrainte, d’esprit ou de corps… Au fond de la rua Comandante Dangereux, je le vis courir plus vite que je ne l’en aurais jamais cru capable et je sus à cet instant que je ne le reverrai plus.


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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 11:42

Il y a quelques jours, de retour d'Amiens via Paris, en avion,  la descente vers les Pyrénées fut éblouissante. Le ciel était encore bleu malgré l'heure tardive, le bel astre rouge feu embrasait l'horizon...

avion-coucher-soleil.jpg

 

Une image comme celle là se capture de peur de ne plus avoir l'occasion de s'en émerveiller encore... La terre bouge, se fendille, se craquelle, et ses entrailles nous projettent une vision de l'enfer que nous ne serons pas les derniers à avoir provoquée.

 

Le nuage de cendres au-dessus de nos têtes est bien visible et se laisse traquer par les médias gentiment, mais qu'en est-il d'autres nuages moins visibles mais tout aussi polluants dont on a presque réussi à nous faire croire qu'ils ne traversaient pas les frontières ??? (cf. Tchernobyl...).


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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 09:52

Entre la France et l'Espagne, en Pays Basque, un fleuve sert de frontière, c'est la Bidassoa (Bidasoa en Basque)

 

espagne-embouchure-bidasoa.jpg

 

La longueur de son cours d'eau en France n'est que de 28 km. Cette photo de l'embouchure de la Bidassoa, je l'ai prise il y a un peu plus d'un mois, j'étais située, côté espagnol, à Hondaribia (autrefois Fuenterabia, Fontarabie en français). A droite la côte française, la jetée, le port et la ville d'Hendaye. J'ai une affection particulière pour ce coin du Pays Basque, c'est là que j'y ai fait ma première plongée en mer... c'était en mai 1975, bien loin dans le temps... et pourtant je m'en souviens encore comme si c'était hier. Vous voyez cette pointe à gauche qui ferme l'embouchure, et bien juste derrière il y a un cap qui encercle une jolie baie (même si celle-ci n'a pas un joli nom : la baie des cochons!) : le Cap Figuier. C'est là que j'ai connu mes premiers émois sous-marins, et c'est là que je suis tombée amoureuse de la mer, celle qu'on ne voit pas, celle qui se trouve sous la surface.

 

La mer c'est comme la vie, le plus beau est souvent sous la surface des choses...


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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 10:13

Avez-vous remarqué ? Depuis quelques semaines j'ai inclus, dans ma colonne de droite, un service de cartes virtuelles...

 

Cliquez sur ce service

 

 

Si vous cliquez sur cette vignette vous tomberez dans un jardin de fleurs... celui de Tadine. J'y suis tombée un jour, moi aussi, il y a déjà cinq ans et à chaque fois qu'une occasion se présente (un anniversaire, une fête, un remerciement, un voeu de bonne convalescence, ou un départ à la retraite...) je plonge à nouveau dans le Jardin de Tadine pour y sélectionner parmi les milliers de fleurs de son jardin, celle qui dira, à la personne à qui je la destine, mon amitié, mes voeux ou ma reconnaissance.

 

Tadine a accepté d'inclure un lien privilégié sur son site, vers Campostellae... alors n'hésitez pas à multiplier vos incursions dans son jardin, toutes les fleurs y sont à cueillir... Et chez Tadine il y a beaucoup d'autres surprises, des puzzles, des papiers à lettre, de magnifiques fonds d'écran par exemple, un "jardin extraordinaire" aurait dit Trenet. Et les 20 000 abonnés de Tadine ne diront pas le contraire !


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