Jeudi 31 janvier 2008
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Mardi 29 Janvier 2008
Comme toutes les nuits depuis quelques mois mon sommeil était léger… Cette nuit en particulier c’est le chant d’un oiseau qui m’a tirée sans effort de mon
sommeil. Il faisait encore nuit… à peine devinait-on, à l’Est, l’aurore qui teintait de rose l’horizon. J’ai regardé le ciel, je dors toujours volets ouverts, rideaux tirés pour voir se dérouler
la nuit, être réveillée par le jour…
Il devait être à peine 5 heures… l’oiseau insistait… Je me suis demandé si c’était une alouette parce que j’ai toujours entendu dire que l’alouette était le
premier oiseau à saluer le jour… Mais y a-t-il des alouettes dans mon jardin puisqu’il s’y trouve bien aussi un écureuil de Sibérie ??
L’oiseau insistait bruyamment et même si les branches du robinier caressent ma fenêtre je ne le voyais pas, je l’entendais seulement. Il me semblait aussi
que son chant se déplaçait comme si l’oiseau chantait en plein vol d’un coin à l’autre du jardin, comme s’il s’enflait en montant vers le ciel puis piquait vers le sol en faisant des
trilles…
Je l’ai écouté chanter encore et sans doute me suis-je rendormie avant le jour … Le réveil m’a annoncé vers 6 heures que la journée commençait, mais j’ai
attendu que l’odeur du café venant de la cuisine me réveille tout à fait.
Comme chaque matin je suis allée jusqu’à sa chambre, j’ai ouvert doucement la porte, je n’ai entendu aucun bruit, même pas un souffle…
J’ai refermé la porte tout aussi doucement.
Ma fille aînée est partie à la fac, mon mari à son bureau, j’ai accompagné la plus jeune à son stage en entreprise, je suis revenue à la
maison.
J’ai bu une grande tasse de café, j’ai respiré profondément et je suis entrée dans la chambre. J’ai ouvert les volets comme chaque matin en
disant :
« Regarde papa comme il fait beau… »
Je savais que je n’aurai pas de réponse.
J’ai répété quand même :
« papa… papa… »
Le jour éclairait maintenant complètement la chambre, je me suis approchée du lit. Ses yeux étaient mi-clos, je lui ai pris la main, elle était à peine
tiède. Je lui ai caressé les cheveux, j’ai déposé un baiser sur sa joue…
C’est ainsi que s’en va la vie…
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